Vous consultez le site web de la France
Finance and Risk Management
Repérer une opération suspecte parmi des millions de transactions quotidiennes sans compromettre l’expérience de paiement ni relâcher la vigilance : c’est l'équation complexe que doivent résoudre en continu les banques dans le cadre du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Pour fluidifier ces processus, l’optimisation de cette chaîne de traitement est devenue un enjeu majeur.
Les banques et les établissements financiers sont, par nature, des acteurs de première ligne de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB‑FT). Aussi, sont-ils assujettis à des obligations extrêmement strictes.
Ils doivent, notamment, exercer une surveillance continue des transactions de leurs clients. Cette supervision permet de détecter des opérations économiquement incohérentes ou complexes ou encore de pointer des dépenses, des fréquences de transactions, des origines de fonds et des montants inhabituels.
Dans une grande banque de détail, plusieurs milliers d'alertes peuvent être générées chaque jour. Une part importante correspond à des faux positifs qui nécessitent néanmoins une analyse complète avant clôture.
En cas d’alerte, la banque doit se rapprocher de son client pour obtenir des explications et lui demander, le cas échéant, des justificatifs. Si le doute subsiste, une déclaration de soupçon (DS) doit être réalisée auprès de Tracfin, le service de renseignement financier du ministère de l’Économie.
Compte tenu du volume des transactions quotidiennes dans les grandes banques, cette surveillance impose d’examiner un nombre important d’alertes. Cette volumétrie oblige généralement à détourner les équipes internes de leurs missions premières pour les mobiliser sur une activité de contrôle et de validation. En période de forte charge pour la banque, cette mobilisation peut se faire au détriment des activités commerciales.
Pour répondre à cette pression opérationnelle, de plus en plus d'établissements bancaires et financiers choisissent de déléguer une partie de la chaîne de supervision des transactions afin d'absorber les volumes croissants d'alertes tout en maintenant un niveau d'exigence élevé. Cette organisation permet de renforcer les capacités de traitement sur les activités de qualification, d'analyse et de validation des alertes remontées par les dispositifs de détection.
Les investigations peuvent ainsi être conduites selon des processus dédiés permettant de vérifier les anomalies détectées, de qualifier le caractère douteux ou non des opérations et de distinguer les transactions réellement suspectes des opérations légitimes. La banque conserve naturellement la maîtrise des décisions et de ses obligations réglementaires tout en préservant ses ressources internes pour ses activités à plus forte valeur ajoutée.
Lorsqu'une transaction nécessite un examen approfondi, la délégation peut également contribuer à fluidifier la préparation des éléments nécessaires à une éventuelle déclaration de soupçon auprès de Tracfin, sans jamais remettre en cause la responsabilité de l'établissement dans la transmission du dossier.
Dans un contexte d'évolution permanente des schémas de fraude, des risques financiers et des exigences réglementaires, la capacité à mobiliser des ressources dédiées et formées en continu devient un véritable facteur de robustesse pour les dispositifs LCB-FT.
Frédéric Kolow
Développement banque, services financiers et fintech
Relation client et secteur bancaire ! les deux piliers sur lesquels j’ai construit mon parcours professionnel depuis une dizaine d’années. J’ai eu la chance, très tôt, dans un cabinet d’étude spécialisé d’explorer les grands enjeux de transformation digitale des banques. Aujourd’hui chez TP, je suis directeur du développement dans les secteurs de la banque, des services financiers et des fintech. Mes interlocuteurs quotidiens sont à la fois les leaders historiques, banques de réseaux, sociétés de financement, établissements de paiement, mais aussi les nouveaux acteurs de la banque en ligne. Avec chacun d’eux, je travaille à identifier les meilleures solutions d’optimisation de leur relation client. Joueur de batterie depuis tout petit, je mets mon sens de l’orchestration, de la précision et du rythme au service de mes clients !
Frédéric Kolow
Développement banque, services financiers et fintech
Relation client et secteur bancaire ! les deux piliers sur lesquels j’ai construit mon parcours professionnel depuis une dizaine d’années. J’ai eu la chance, très tôt, dans un cabinet d’étude spécialisé d’explorer les grands enjeux de transformation digitale des banques. Aujourd’hui chez TP, je suis directeur du développement dans les secteurs de la banque, des services financiers et des fintech. Mes interlocuteurs quotidiens sont à la fois les leaders historiques, banques de réseaux, sociétés de financement, établissements de paiement, mais aussi les nouveaux acteurs de la banque en ligne. Avec chacun d’eux, je travaille à identifier les meilleures solutions d’optimisation de leur relation client. Joueur de batterie depuis tout petit, je mets mon sens de l’orchestration, de la précision et du rythme au service de mes clients !
Nos convictions pour éclairer vos décisions.
Décryptages est la tribune des experts TP. Un espace où ils analysent et décryptent les évolutions de la relation client, partagent leurs convictions et les enseignements tirés de leur expérience pour éclairer vos décisions.
Accélérons ensemble votre transformation dès aujourd'hui.
Contacter nos experts TP